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Ce n’est plus le moment de vendre mon affaire …

le 12 février 2009,
par Jacques Bénilan à la demande du CRA
Si vous, chef d’entreprise, le pensez vraiment ne lisez pas plus loin !
La crise financière a en effet apporté trois nouvelles difficultés majeures lorsque l’on pense à vendre : la chute spectaculaire des valeurs cotées en bourse, la raréfaction du crédit bancaire pour le repreneur et dans beaucoup de métiers une prévision de baisse d’activité. Triple certitude certes sauf que « les difficultés ne sont pas faites pour abattre mais pour être abattues » (Montalembert) !

Regardons de plus près la situation.
L’effondrement boursier amène de nombreuses sociétés cotées à valoir moins que leurs fonds propres, alors que la moyenne boursière était de 3 fois les fonds propres en juin 2008 ! La différence entre fonds propres et capitalisation est par définition l’ensemble des neuf valeurs immatérielles, fonds de commerce, marques et savoir-faire pour commencer.
Mais votre entreprise, non cotée, ne valait déjà en juin 2008 que la moitié d’une entreprise cotée de même rentabilité et du même métier, parce que non liquide et avec plus de risques ! En aucun cas vous ne pouvez donc accepter la même dégradation, car le critère d’absence de liquidité n’a pas changé pour vous, alors que les valeurs cotées sont devenues invendables même à 30% de leur valeur « normale ». Il faut oublier et donc réfuter cette dialectique ! La valeur patrimoniale de votre affaire n’a, elle, pas changé d’un iota …
Par contre les banques ne prêtent plus, c’est une certitude relative, mais une vraie difficulté à laquelle se trouvent confrontés les repreneurs. Et ce n’est pas une difficulté, c’est une remise en ordre …
En effet, si les prévisions d’activité deviennent incertaines, la position des banques ne peut que changer : hier leur critère essentiel pour prêter était : la charge du remboursement ne doit pas absorber plus de 65% du cash-flow libre prévisionnel. Mais aujourd’hui, ils ne croient plus aux prévisions et ont donc trouvé un autre critère qui devient dominant : pas plus de 50% du prix sous forme de dette et sous réserve d’une « ponction » encore plus faible sur le cash-flow.
Néanmoins, il existe d’autres possibilités permettant aux repreneurs de contourner cette difficulté :
– la première est de faire appel au capital développement ; les LBO ont vu leur volume baisser de 50% en 2008, ce qui contraint les acteurs de ce métier à faire des dossier plus petits et il est fort possible que votre entreprise, si elle vaut au moins un million d’euros devienne ainsi éligible ; avec les quasi-fonds propres qu’ils savent apporter, l’apport en fonds propres de votre repreneur peut être multiplié par 4 sans lui faire perdre son contrôle …
– si vous avez trouvé le repreneur de confiance – c’est le travail de l’intermédiaire de vous y conduire – pourquoi ne pas réinvestir avec lui par exemple 10% de votre prix de vente au capital de sa holding. Cela changerait la donne !
– enfin, si vraiment vous êtes allergique à vendre deux fois, consentez-lui un crédit vendeur : si vous acceptez qu’il soit subordonné au remboursement de la banque, vous débloquerez la situation et il y a mille façons de le garantir …
Dernier point évoqué : il est possible que la crise vous touche et que donc votre affaire vaille moins aujourd’hui qu’hier. C’est un point à regarder lucidement en n’oubliant pas une donnée essentielle, hélas trop souvent ignorée :le meilleur âge pour vendre est 59 ans car au delà et en général à leur insu, les dirigeants déclinent au moins dans leurs performances économiques parce que le monde n’arrête pas de changer… Face à cet effet de ciseaux, faites donc le bon choix !
En conclusion, je rappellerai simplement que ce n’est pas la première crise : les Grecs disaient déjà : « la crise, c’est le temps de la décision »
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